Métaphores

Le Lutin et le Manuscrit

Dans une forêt nommée Sheevalee vivait un Lutin. Ses yeux bleus pétillaient de sa joie de vivre et son amour pour son prochain. Il allait son bonhomme de chemin, désireux de découvrir et parfaire son savoir. Tantôt il se plongeait dans la lecture d’un livre, tantôt il partait pour des périples qui l’enrichiraient encore et encore. Rencontrant sur sa route d’autres Lutins, il partageait avec eux ses expériences et écoutaient attentivement à son tour, leurs histoires.

Toujours là, le cœur empli de générosité il se plaisait à secourir les plus démunis ou à guider ceux qui s’étaient égarés sur leur chemin, leur prodiguant des paroles bienveillantes, en proie à les rassurer, leur redonner foi et espoir quand celles-ci leur manquait. Les années passaient, Lutin grandissait, grandissait encore et encore, empli de trésors insoupçonnables. Il poursuivait sa quête, sa soif d’apprendre, comprendre, aider, écouter demeurant.

Un jour, assis au bord d’une rivière, observant son propre reflet dans l’eau scintillante et translucide, il pria. Il pria ses anges et Dieu, désireux d’acquérir davantage de sagesse, leur demandant qu’ils le guident. Le reflet de sa silhouette sembla alors se mettre en mouvement, une main sortit comme par enchantement de la rivière, lui tendant un manuscrit et une voix lui murmura « Voici pour toi Lutin, lis le attentivement, imprègne toi de chaque mot que tu ressentiras vibrer en toi, toutes les réponses à tes questions se trouvent sur ces pages »

C’est ainsi, qu’à l’orée d’une clairière, il dévora ce manuscrit. Ce qu’il y découvrit le dérouta quelque peu, tout d’abord, par la calligraphie, semblable à la sienne. Puis, en débutant sa lecture il réalisa qu’il s’agissait de sa propre histoire. Un peu étonné, il songea à refermer le livre, se disant qu’il connaissait déjà ce roman mais, repensant aux paroles gisant de son reflet, il se décida à continuer. Au fil que les pages se tournaient, il sentait en lui des vagues d’émotions l’envahir, jamais jusqu’alors il n’avait exploré les richesses que recelait sa propre histoire. C’était comme si, une malle aux trésors s’était subitement ouverte à lui, trésors multiples qu’ils avaient amassé durant ces années. Ces joyaux lumineux d’amour tournés vers l’extérieur à présent illuminaient son intérieur, se répandant dans chaque parcelle de son corps. Sa vision se fit clair et limpide et sous ses doigts, il sentait la douceur du papier de son ouvrage, douceur et chaleur qui étaient en fait que sa propre douceur et chaleur que le livre lui diffusaient afin qu’il en découvrit tous les bienfaits.

Au terme de sa lecture, une paix immense l’habitait, il songeait à l’amour qu’il avait ressenti durant ce moment, amour de la connaissance de soi. Amour de soi. Il se sentait, en amour avec lui-même, empli, rempli, comblé.

Relevant les yeux, il chercha dans la rivière son reflet, le vit qui l’obervait, un sourire malicieux au coin des lèvres. Subitement, sa main surgit hors de l’eau et s’empara de l’ouvrage et disparut comme par enchantement.

Le Lutin fut surpris puis il sourit, reprenant son chemin. Il savait que, désormais il ne lui était plus nécessaire d’aller chercher auprès des autres quelques recettes pour confectionner des potions magiques car, lui-même détenait son propre livre d’une valeur inestimable, si précieux. Et il savait aussi que par temps de brouillard, il pourrait s’il le souhaitait s’en retourner auprès d’une rivière, prier les anges et Dieux et que là encore ils lui monteraient la direction.

P. Constantin
©7.08.09

Pinocchio

Savais tu que Pinocchio lorsqu’il partit à la découverte, sur une ile sa première idée était en fait d’apprendre… à jouer au Tennis
Tout d’abord, il n’était pas trop convaincu de pouvoir un jour devenir un pro car hihi tu peux te l’imaginer, son nez lui jouait parfois des tours en raison de son irrépressible envie… de mentir et le résultat était qu’avec pareil nez, cela l’empêchait de jouer librement… Mais, Jiminy Cricket, sa conscience, qui lui parlait régulièrement et dont personne d’autre que Pinocchio ne pouvait entendre la voix, lui souffla que, si cela lui … tenait… vraiment à cœur …., il pouvait apprendre…, qu’il en était tout à fait capable….
C’est alors, qu’il décida de s’entraîner régulièrement sur un court de terre battue, en solitaire…. dans un premier temps. Les premiers jours furent parfois pénibles car il ne maîtrisait…. pas encore avec aisance…. la tenue de sa raquette. Dans ces moments, sa petite voix ou plutôt celle de Jiminy Cricket le réconfortait…. et l’encourageait…. afin qu’il garde confiance…. dans sa facilité…. et la force…. qu’ils l’habitaient. Tant et si bien, qu’au fil des jours, il se prit de passion pour ce sport. Les jours passaient et plus il gagnait…. en assurance…., courant sans se fatiguer. Peu à peu, son jeu devint de plus en plus précis…., il pouvait anticiper…. selon les mouvements et la force…. qu’il mettait dans ses coups, la direction de la balle et la puissance avec laquelle elle allait rebondir. Il contrôlait…. la tension…. de son bras, la flexion de ses genoux qui lui donnait la facilité…. à se déplacer sur la terre battue comme on ne l’aurait imaginé en repensant à ses débuts.

Il trouva même un partenaire à qui il put se mesurer et surtout, partager son plaisir sans fin. Il se sentait si libre…. désormais de pouvoir s’adonner à ce sport et si fière…. d’avoir dépassé ses premières craintes….. Les joues rosies de plaisir les soirs suivants les matchs, il s’endormait paisiblement rêvant de participer à un tournoi.
Dans ses rêves les plus fous, il se voyait, gravissant les marches du podium et lui, lui, qui l’eut cru, se retrouvait sur la première marche !

Et, le rêve de Pinocchio finit par se réaliser après un temps, je ne sais plus quel temps ce fut, et visiblement cela passa plus rapidement qu’il n’eut jamais osé l’imaginer. Il fut transporté de joie…. lorsqu’il sentit…. cette superbe médaille ornant son cou, quelle victoire ….!! Certes, ce n’était pas sans peine ni chutes et rechutes et parfois même larmes et cris mais, il y arriva !

Un matin, il se réveilla après une longue très longue nuit de sommeil et là, tu me croiras ou non mais, l’incroyable…. s’était produit…., il avait cessé contre toute attente de dire des mensonges et son nez donc, ne lui jouait plus aucun tour, à son insu.
Je me demande bien, par quelle magie cela s’était il produit…… à travers l’apprentissage…. de la maîtrise…. de son jeu au tennis, avait il découvert…. comment faire. Sa petite voix, Jiminy Cricket lui aurait-elle soufflé quelques secrets que ni toi ni moi ne saurons jamais. Allez savoir.. Depuis, sa vie fut transformée véritablement, il pouvait s’imaginer jouant avec les plus grands et plus forts, c’était un peu comme si, tout lui était accessible dans la plus grande simplicité.

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