Le Cerveau

NEURONES, CELLULES CEREBRALES ET L’ELECTROBIOCHIMIE DES SENTIMENTS

Jusqu’à il y a peu, le scepticisme régnait devant l’idée de la pensée positive, ne ressemblant qu’à un petit jeu solitaire, qui n’a que la valeur qu’on lui prête. Aujourd’hui, il est cependant clair que la pensée positive est une manière très importante de remplacer des modèles neuraux et biochimiques négatifs par des modèles positifs.
Prenez l’exemple d’une personne qui éprouve de la difficulté à ne pas prendre une critique pour soi. Dès que quelqu’un émet une critique, un rapide court circuit se produit dans le cerveau et les molécules correspondantes ainsi que les récepteurs (surtout le système d’adrénaline et noradrénaline perdent tous leurs repères. Ainsi, lorsque cette personne se représente régulièrement ce genre de situations et voit ensuite en esprit les façons positives de réagir à la critique, elle peut développer et élargir les modèles neuraux et biochimiques aussi bien purement mentaux que physiques. De la même façon qu’il est possible de s’exercer à des réactions physiques, comme le ralentissement volontaire de la respiration, s’asseoir ou encore modifier la tonalité de sa voix, débit, etc. Cela aura pour effet de développer la confiance en soi dans le nouveau modèle neural.

La tâche principale d’un neurone est de transmettre à d’autres neurones des messages sous la forme d’impulsions électriques. Un neurone contient 100’000 portes d’entrée appelées dentrites et une seule (axone) de sortie par cellule Le dentritre relie le neurone aux cellules environnantes.
Un aspect important à relever est que les neurones sont des unités entièrement distinctes qui ne se touchent pas de la même façon qu’il n’y a pas davantage de contact direct entre les dentrites et axone, il y a toujours un espace appelé synapse, rempli de liquide appelé cérébrospinal.
L’impulsion électrique  message que les neurones produisent ne peuvent directement traverser le liquide dans cet espace du synapse le transfert de l’information se fait par l’intermédiaire de biomolécules appelées neurotransmetteurs, qui peuvent « enregistrer » et transmettre des signaux électriques.

Indépendamment des voies de communication générales, propres à notre pensée, nous créons continuellement de nouvelles liaisons.  Des modèles neuraux se produisent par l’effet de notre pensée, des voies composées de neurones de dentrites et d’axones, qui relient entres elles les parties du cerveau. Plus nous suivons un modèle déterminé, plus il devient fort ou plus larges deviennent les modèles neuraux, c’est-à-dire plus de neurones de dentrites, axones ou encore aussi, de neurones plus actifs et plus grands.
Le blocage de modèles neuraux se remarque nettement chez les personnes ayant subi certains traumatismes et qui, en conséquence, réagissent compulsivement. Puisque, tout le monde a vécu de petits trauma, et chacun est plus ou moins bloqué sur certains modèles de pensées.

Tout ce que nous pensons et ressentons peut donc se résumer à une série de signaux électriques et biochimiques alternatifs.

Les premiers neurotransmetteurs découverts dans les années 50 étaient l’acetylcholine, la noradrédaline, la dopamine et la sérotonine. Dans les années 60, les acides aminés puis dans les années 70, les peptides. Jusqu’alors, on pensait qu’un seul neurotransmetteur était nécessaire à la transmission d’un signal à travers un synapse mais, on s’est rendu compte que les peptides en interaction avec d’autres neurotransmetteurs influençaient le transfert de l’information.
Chaque neurotransmetteur a différents récepteurs, réagissant différemment à un neurotransmetteur, ces récepteurs ont de longues molécules fixées à l’extérieur des cellules du corps, comme des antennes. Considérant cette conjonction de dentrites, et axones via des neurotransmetteurs et récepteurs, nous commençons à comprendre que notre cerveau représente une flexibilité considérable dans la communication entre neurones.

L’AMYGDALE ET SES ALLIÉS

L’amygdale est une structure cérébrale essentielle au décodage des émotions, et en particulier des stimuli menaçant pour l’organisme. En effet, l’évolution a regroupé plusieurs circuits du système d’alarme de notre organisme dans l’amygdale.
Par conséquent, plusieurs inputs sensoriels convergent vers l’amygdale pour l’informer des dangers potentiels de son environnement. Cette information sensorielle lui parvient soit directement du thalamus sensoriel, ou soit des différents cortex sensoriels

Chez certains patients qui ont dû subir une intervention chirurgicale au cerveau, on a pu stimuler l’amygdale directement et recueillir leurs impressions. L’expérience subjective la plus commune décrite en est une de danger imminent et de peur. Les très rares patients dont uniquement l’amygdale a été détruite (lors d’accident cérébraux vasculaires par exemple) reconnaissent toutes les expressions émotionnelles sur les visages sauf celle de la peur.
L’amygdale semble en fait moduler toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie. Ceux qui nous avertissent d’un danger imminent sont donc des stimuli très importants pour l’amygdale, mais également ceux qui signalent la présence de nourriture, de partenaires sexuels, de rivaux, d’enfants en détresse, etc.
C’est pour cette raison que l’amygdale possède de très nombreuses connexions avec plusieurs autres structures cérébrales.

Les émotions sont bien davantage des choses qui nous arrivent que des choses que nous décidons de déclencher. Ce peu de contrôle direct sur nos émotions s’explique en grande partie par la connectivité de notre cerveau. En effet, l’évolution a fait en sorte que les connexions qui partent des systèmes émotionnels et qui vont vers le cortex (le contrôle conscient) sont beaucoup plus nombreuses que celles qui vont dans l’autre sens.

En d’autres termes, le fort trafic qui roule sur l’autoroute allant du système limbique au cortex, masque sous son vacarme le bruit de la petite route qui mène du cortex au système limbique.

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